«Elle va bien», assure l’une de ses proches

Une étudiante sénégalaise, en prépa au lycée Louis-le-Grand à Paris, est introuvable depuis le 4 janvier.

«Diary est vivante, elle va bien. Il faut la laisser tranquille, qu’on arrête de parler d’elle. Il faut surtout lui laisser le temps de faire ses choix et de revenir si elle en a envie. Elle s’expliquera un jour ou l’autre, demain, dans un mois ou dans un an». Voici ce qu’a confié mardi 19 janvier à nos confrères du Parisien une des proches de Diary Sow, une étudiante sénégalaise de 20 ans qui n’a plus donné de signe de vie depuis le 4 janvier à Paris.

L’enquête pour retrouver Diary Sow s’oriente à ce stade vers une disparition «normale», c’est-à-dire volontaire, indiquait lundi soir à l’AFP une source proche du dossier. «On n’est pas inquiet, on est sur une disparition normale, qui n’est a priori pas criminelle», déclarait cette source tout en souhaitant «ne rien écarter tant qu’aucun contact n’a été établi». «On est en train de la remonter. Le plus simple serait qu’elle vienne vers nous, mais elle ne semble pas encline à le faire pour l’instant», précisait enfin cette source.

«Nous savons juste qu’elle semble vivante et pas sous emprise. Nous n’en aurons la confirmation que lorsque nous lui aurons parlé directement», complète une source policière auprès du Parisien. «Contactée à plusieurs reprises sur son portable par la police française au cours des derniers jours, Diary Sow a refusé de répondre aux enquêteurs», expose de son côté le média Jeune Afrique .

Ces informations vont dans le sens de celles obtenues par Le Figaro la semaine dernière. Le consulat général du Sénégal à Paris nous expliquait que la police française privilégiait la piste d’une «absence inquiétante», plutôt que d’une «disparition inquiétante». Ce qui signifie que la vie de l’étudiante ne serait pas en danger et qu’elle serait saine et sauve.

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Des recherches sur internet

Depuis plusieurs jours, de nombreux indices semblent attester l’hypothèse de la disparition volontaire. Le 11 janvier, Le Parisien indiquait notamment que l’analyse de la chambre de l’étudiante laissait à penser qu’elle aurait pu partir en emportant des vêtements et des effets personnels. Autre élément probant, rapporté par Jeune Afrique, les dernières recherches sur internet de la jeune étudiante porteraient sur la légalité d’une disparition volontaire en France. Ce mercredi, Le Parisienprécise que Diary Sow aurait quitté Paris seule, après s’être débarrassée de son téléphone, avant de donner un signe de vie à l’un de ses contacts, chargé de diffuser des nouvelles rassurantes à un cercle restreint de proches.

Nos confrères de Jeune Afrique évoquent aussi les propos de plusieurs de ses camarades de classe préparatoire au Louis-le-Grand. Ces derniers auraient indiqué aux enquêteurs que Diary Sow leur avait fait part de son souhait de ne pas retourner en cours à la rentrée de janvier et de partir, sans préciser où.

Reste à savoir pourquoi cette brillante étudiante, désignée «meilleure élève du Sénégal» à deux reprises, a disparu à seulement quelques mois à peine des concours de l’école Polytechnique, de Centrale ou des Mines. Dans le dernier roman de Diary Sow, Sous le visage d’un ange, son personnage principal, Allyn, une jeune femme mystérieuse déclare notamment : «Je veux fouler aux pieds tous les interdits (…) Je veux vivre sans contrainte aucune». En attendant d’en savoir plus, l’enquête de la police judiciaire se poursuit.

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