Les agences de l’ONU choquées par les décès près de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne |

Dans une déclaration commune, les agences ont exprimé leurs condoléances aux familles des personnes décédées, dont toutes les nationalités n’ont pas encore été confirmées, bien que deux des victimes aient été identifiées comme des ressortissants irakiens qui seraient morts d’hypothermie.

Crise frontalière UE-Biélorussie

Ces derniers mois, des groupes de demandeurs d’asile et de migrants ont transité par la Biélorussie pour demander l’asile dans les États membres voisins de l’UE – la Lituanie, la Lettonie et la Pologne.

‼️L’OIM et le HCR sont profondément attristés par la mort de quatre personnes près de la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.

Nous exprimons nos condoléances aux familles des défunts et appelons à une enquête immédiate sur cette tragédie : https://t.co/hCwtXJa5mb pic.twitter.com/571wRyq6Up

— OIM – UN Migration ?? (@UNmigration) 21 septembre 2021

Des informations faisant état de refoulements transfrontaliers et d’un accès insuffisant à l’asile pour ceux qui recherchent une protection internationale, un abri et une assistance ont été transmises au HCR et à l’OIM, qui ont suivi de près la situation.

Notant que « des groupes de personnes se sont retrouvés bloqués pendant des semaines, incapables d’accéder à toute forme d’assistance, d’asile ou de services de base », les agences ont déclaré que beaucoup avaient été laissées dans des situations désastreuses, exposées aux éléments et vulnérables à une hypothermie mortelle. « Certains ont été sauvés des marécages », ajoute le communiqué.

Protection des droits de l’homme

Reconnaissant les défis importants posés par les mouvements irréguliers, les deux agences des Nations Unies ont appelé à ce que la situation soit gérée conformément aux obligations juridiques internationales des États, ajoutant qu’elles devraient travailler en collaboration pour résoudre la situation, en accordant la priorité aux droits de l’homme.

Le HCR et l’OIM ont appelé à un accès immédiat aux personnes touchées, afin de fournir une aide médicale vitale, de la nourriture, de l’eau et un abri, en particulier compte tenu de l’approche de l’hiver.

Notant que la gestion des frontières est la prérogative souveraine d’un pays, l’OIM et le HCR ont appelé tous les États à faire respecter l’état de droit aux frontières et à respecter les droits humains et les libertés de tous les migrants.

Le communiqué ajoute que le HCR et l’OIM se sont engagés auprès des autorités compétentes pour explorer diverses options pour les personnes qui continuent d’être bloquées aux frontières ; de l’accès à l’asile, des procédures de regroupement familial et du retour volontaire pour ceux qui n’ont pas besoin de protection internationale.

L’OIM et le HCR ont conclu en disant que les demandeurs d’asile et les migrants ne devraient jamais être utilisés par les États comme des pions politiques.

Ces derniers jours, de nombreux organes d’information ont souligné l’opinion au sein de l’Union européenne selon laquelle les autorités biélorusses ont orchestré l’afflux de demandeurs d’asile en provenance du Moyen-Orient et d’Asie, en représailles aux sanctions contre le gouvernement radical du Bélarus, qui a conduit une violente répression contre le mouvement pro-démocratie depuis les élections contestées de l’année dernière.

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