Loi habilitation ordonnance adaptation code mondial antidopage

L’essentiel de la loi

Une nouvelle version du code mondial antidopage a été adoptée en novembre 2019, lors de la 5e conférence mondiale sur le dopage dans le sport. Cette loi intervient à la suite de cette adoption. En effet, en tant que partie à la convention internationale contre le dopage dans le sport adoptée en 2005 sous l’égide de l’UNESCO, la France doit « adopter les mesures appropriées aux niveaux national et international qui soient conformes aux principes énoncés par le code » et donc assurer la mise en œuvre des nouvelles règles en droit interne.

Comme pour les précédentes versions du code mondial antidopage, la loi habilite le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures nécessaires afin d’assurer la transposition de ces règles applicables au 1er janvier 2021. Cette transposition permettra d’intégrer dans le droit français les évolutions du nouveau code, par exemple :

  • de nouvelles violations des règles antidopage ;
  • la possibilité de moduler davantage les sanctions ;
  • l’amélioration de la protection des lanceurs d’alerte.

Un autre enjeu majeur est d’assurer la séparation organique du laboratoire d’analyses antidopage et de l’Agence française de lutte contre le dopage, dans la continuité du processus de modernisation lancé avec la construction d’un nouveau laboratoire.

Un amendement des députés assortit l’habilitation de l’obligation de transposer les nouvelles règles mondiales « dans le respect des principes constitutionnels et conventionnels » de la République.

L’ordonnance a été publiée le 22 avril 2021. Elle doit faire l’objet d’un projet de loi de ratification dans un délai de trois mois.

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