Trois naufrages distincts font des dizaines de morts et d’autres disparus |

Selon l’agence onusienne, entre le 21 et le 24 décembre, plus de 160 personnes ont été secourues par les garde-côtes helléniques grecs – avec le soutien de la marine et de l’armée de l’air, ainsi que de navires marchands et privés.

Saluant ces efforts, Maria-Clara Martin, représentante du HCR en Grèce, a déclaré : «il est navrant que, par désespoir et en l’absence de voies sûres, les réfugiés et les migrants se sentent obligés de confier leur vie à un passeur impitoyable”.

La prolifération de nouvelles crises en 2021 et le manque de solutions pour résoudre celles qui perdurent ont mis à l’épreuve notre capacité à réagir comme jamais auparavant. Les conflits ont entraîné une augmentation dévastatrice du nombre de personnes contraintes de fuir.#YearInReview en images ??https://t.co/wBp48BOba3

— HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (@Refugees) 28 décembre 2021

« Une action plus résolue est nécessaire pour freiner le trafic d’êtres humains et arrêter ceux qui exploitent la misère et le désespoir humains. Il est décourageant de voir des tragédies évitables comme celles-ci se répéter. Il ne faut pas s’habituer à voir des corps récupérés en mer », a-t-elle ajouté.

Série d’accidents

Le premier naufrage a eu lieu au large de l’île de Folegandros le 21 décembre, avec 13 personnes secourues et trois corps masculins retrouvés.

Un survivant a déclaré aux garde-côtes helléniques que jusqu’à 50 personnes auraient pu se trouver à bord du bateau qui les transportait sans aucun équipement de sécurité.

Le deuxième naufrage, au nord de l’île d’Anticythère, a fait 11 morts, tandis que 88 personnes ont été secourues.

Et la veille de Noël, un bateau transportant au moins 80 passagers a chaviré au large de l’île de Paros, coûtant la vie à 17 personnes, dont un bébé.

Soixante-trois survivants ont été secourus et amenés à Paros, où les autorités locales et les habitants de l’île se sont précipités pour les aider avec des couvertures, de la nourriture et des vêtements.

Le HCR estime que de janvier à fin novembre de cette année, plus de 2 500 personnes sont mortes ou ont disparu en mer alors qu’elles tentaient de rejoindre l’Europeà travers la Méditerranée et la route maritime nord-ouest africaine.

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