Les élections locales tant attendues offriront aux Centrafricains l’opportunité d’élargir l’espace politique |

Informant le Conseil des événements depuis que le président Faustin-Archange Touadéra a déclaré un cessez-le-feu unilatéral en octobre dernier, le représentant spécial Mankeur Ndiaye – qui dirige également la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation dans le pays (MINUSCA) – a alerté que « la situation sécuritaire reste préoccupante ».

Dans certaines parties du territoire, des opérations militaires sont en cours contre des groupes armés, notamment la Coalition des patriotes pour le changement, a-t-il précisé.

À leur tour, ces milices exercent des représailles contre les forces de sécurité nationale et la population.

Violences sexuelles et recrutement d’enfants

Tout en notant des progrès en termes de reprise du contrôle du territoire précédemment occupé par des groupes armés, M. Ndiaye, dans son exposé final au Conseil, a dénoncé des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui continuent d’être commises par toutes les parties au conflit.

Il s’agit notamment de l’usage excessif de la force visant certaines communautés, de la violence sexuelle sexiste et du recrutement, de la maltraitance et de l’utilisation d’enfants par des groupes armés.

Dans ce contexte, le chef de la MINUSCA a exhorté les autorités centrafricaines à mener les enquêtes nécessaires, à poursuivre les auteurs et à rendre justice aux victimes.

Signes positifs

Le responsable de l’ONU a poursuivi en décrivant les étapes positives vers le rétablissement de la paix et de la stabilité, suite à l’adoption de la feuille de route conjointe de la RCA pour la paix le 16 octobre, y compris une visite à Bangui le 14 janvier par des représentants de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Il a appelé le gouvernement à faire preuve d’un plus grand engagement à maintenir le cap, notamment en adoptant des mécanismes de suivi et un calendrier clair.

Evoquant le rôle proactif de la MINUSCA dans la facilitation du processus de paix – notamment en aidant à dénouer l’impasse politique et à rétablir un climat de confiance, ce qui s’est traduit par le retour de l’opposition démocratique au sein du Comité organisant les dialogues nationaux – il a souligné que le processus devrait être revitalisé grâce au rôle complémentaire joué par l’accord de Khartoum de 2019 et la feuille de route conjointe adoptée plus récemment.

Espoir d’impartialité

Le Représentant spécial de l’ONU s’est également félicité de la tenue de la première audience de la Cour pénale spéciale, soulignant l’importance de son indépendance et de son impartialité pour mener à bien son mandat.

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