RD Congo. Au moins 50 morts suite à l’attaque d’un camp par des milices |

Selon la Mission des Nations Unies dans le pays (MONUSCO), l’attaque a été menée par des membres de la soi-disant Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) – une association lâche de divers groupes de milices Lendu.

Le chef de la mission, Bintou Keita, a fermement condamné l’attaque, qui a également fait 36 ​​blessés.

La MONUSCO a dépêché une patrouille sur le site après avoir reçu une alerte concernant l’attaque. Ils ont également informé les forces de sécurité nationales ainsi que son réseau d’alerte communautaire.

Affrontement

Des contingents guatémaltèques et bangladais de la mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo patrouillent dans la province de l’Ituri, à l’est du pays. (fiche) , par la MONUSCO

S’adressant aux journalistes à New York, le porte-parole adjoint du Secrétaire général a déclaré que ONU les Casques bleus ont échangé des coups de feu avec les assaillants peu après leur arrivée sur les lieux.

Les casques bleus ont également mené des opérations conjointes avec l’armée congolaise jusqu’au petit matin, repoussant les assaillants hors de la zone et sécurisant le site pour empêcher de nouvelles attaques immédiates.

Entre-temps, les partenaires humanitaires ont commencé à fournir des fournitures médicales.

Selon le porte-parole, des responsables humanitaires rapportent que l’accès par la route est restreint en raison de l’insécurité, et l’acheminement de l’aide humanitaire est difficile.

La région abrite 600 000 personnes déplacées.

Crise des droits de l’homme

Dans un rapport publié la semaine dernière, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (UNJHRO) a déclaré que 6 989 cas de violations des droits de l’homme avaient été documentés l’année dernière dans le pays, soit une baisse de près de 12 % par rapport à 2020.

Environ 60 % des violations ont été perpétrées par des groupes armés dans les provinces touchées par le conflit arméoù au moins 2 024 civils, dont 439 femmes, ont été victimes d’exécutions sommaires.

Outre CODECO, d’autres groupes armés importants, agissant souvent en toute impunité, comprennent les Forces démocratiques alliées (ADF), les Maï Maï et d’autres.

Les agents de l’État, y compris l’armée nationale, la police et d’autres agences de sécurité, sont responsables de 35 % des violations, y compris les exécutions extrajudiciaires d’au moins 40 civils.

Selon les dépêches, en raison de ces violences, le gouvernement a décidé à la fin de l’année dernière de placer les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sous un « état de siège », une mesure donnant des pouvoirs exceptionnels à l’armée et à la police.

Avec 19,6 millions de personnes ayant un besoin urgent d’assistance, le pays continue d’être le théâtre de l’une des crises humanitaires les plus complexes et les plus anciennes au monde.

MONUSCO/Abel Kavanagh

Un hélicoptère décolle d’une base de la MONUSCO à Beni, au Nord-Kivu, pour une mission de reconnaissance. (photo d’archive)

articles similaires

Toute l'actualité