Suite au procès pour meurtre en RD Congo, l’ONU demande le maintien du moratoire sur la peine de mort |

« Nous réitérons l’opposition du Secrétaire général au recours à la peine de mort en toutes circonstances », a déclaré le porte-parole adjoint Farhan Haq dans une note aux correspondants.

Samedi, un tribunal militaire congolais a condamné à mort 51 personnes pour le meurtre de Zaida Catalán et Michael Sharp, anciens membres du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC.

Mme Catalán, qui venait de Suède, et M. Sharp, un Américain, enquêtaient sur des informations faisant état d’atrocités de masse dans la région instable du Kasaï entourant des combats entre les forces gouvernementales et des milices armées, lorsqu’ils ont été enlevés le 12 mars 2017.

Leurs corps ont été retrouvés par des casques bleus de l’ONU deux semaines plus tard à l’extérieur de la ville de Kananga.

Appel probable

L’ONU a pris note du verdict, qui a abouti à la condamnation du colonel Jean de Dieu Mambweni, de Thomas Nkashama, de Jean Bosco Mukanda et d’autres qui leur sont associés.

« Nous comprenons que ces décisions peuvent faire l’objet d’un appel », a déclaré M. Haq.

L’Auditorat général militaire enquête également sur d’autres suspects en lien avec l’assassinat des deux experts et le sort de leurs quatre compagnons congolais, a-t-il ajouté.

Certains des autres accusés ont été reconnus coupables de tous les chefs d’accusation et condamnés à mort.

Maintenir le moratoire

« Notant qu’il existe un moratoire de facto sur l’imposition de la peine de mort en RDC, nous exhortons les autorités de la RDC à maintenir le moratoire sur la peine de mort et à envisager de l’abolir en droit », a déclaré M. Haq.

L’ONU soutient les autorités congolaises dans l’enquête sur le meurtre des deux experts depuis 2017 par le biais de son mécanisme de suivi sur la RDC.

L’Organisation continuera d’assister, le cas échéant, l’Auditeur général militaire dans tout recours contre le verdict.

M. Haq a déclaré que le Secrétaire général est déterminé à poursuivre le soutien apporté aux autorités congolaises dans leur quête de justice pour les deux experts, ainsi que leurs quatre compagnons congolais.

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