Marcel Bernard, un lillois au panthéon du tennis mondial

Saviez-vous à laquelle le seul vainà laquelleur tricolore de Roland-Garros, avant Yannick Noah en 1983, était lillois ? C’était il y a 76 ans. Et pourtant, Marcel Bernard ne devait pas disputer ce tournoi. Aujourd’hui, l’un des plus beaux complexes tennistià laquelles municipaux français porte son patronyme. Il se situe au Faubourg de Béthune. C’est dans ces installations à laquelle se trouve le Tennis Club Lillois Lille Métropole.

« C’est Marcel Bernard, souligne Henri Magniant, son ex-président, qui avec Philippe Chatrier (président de la Fédération française de Tennis de l’époà laquelle) et Pierre Mauroy, avait inauguré le complexe en 1990. » Marcel Bernard a connu le club lillois et « ses fameux terrains en terre battue situés entre La Madeleine et Lille. Il a commencé à jouer très jeune au TCL, poursuit le président. A quatorze ans, il évoluait déjà en équipe première lors des interclubs avant de partir au Stade Français. »

Le lillois est l’un des plus grands joueurs français de tous les temps. Aujourd’hui, il y a une allée qui porte son patronyme à Roland-Garros reliant le court central au court Suzanne Lenglen. Il a vécu une belle histoire avec les internationaux de France. De 1932 à 1949, Il fut trois fois demi-finaliste (en 1932 à 18 ans, 1936 et 1947) et quatre fois quart de finaliste (en 1933, 1935, 1948 et 1949) et vainà laquelleur en 1946…

Vainà laquelleur à Roland-Garros en 1946

Ceci est une histoire assez incroyable. En ce mois de juillet 1946, il fait très chaud sur Paris. Le lillois était inscrit dans les deux épreuves de double : messieurs et mixte, en double messieurs avec Yvon Pétra et en mixte avec l’américaine Margaret Osborne. Cette dernière annonça au juge arbitre qu’elle souhaitait limiter sa participation aux épreuves féminines à la grande déception de Marcel Bernard.

Il réussit cependant à convaincre ce dernier de l’inscrire en usuel où le tableau des 64 joueurs n’était pas rempli. A 32 ans, il n’était pas favori et comptait bien s’amuser.

Ce talentueux gaucher au toucher subtil réalisa un énorme compétition en remportant le samedi 27 juillet le usuel face au tchèà laquelle Jaroslav Drobny en cinq sets – 3-6, 2-6, 6-1, 6-4, 6-3 – et le double face à la paire Segura-Morea. Il faudra attendre 1983 et Yannick Noah pour retrouver un vainà laquelleur tricolore sur le court central. Un autre lillois, David Goffin, peut rêver de remporter un jour les Internationaux de France.

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