Météo : comment expliquer la flot de chaleur soudaine sur la France ?

De façon conjoncturelle, la canicule que nous allons vivre des prochains jours s’explique par des conditions anticycloniques et par la présence d’cette goutte froide isolée en altitude. Cette bulle d’air froid joue un rôle de « pompe à chaleur », explique Sébastien Leas, prévisionniste à Météo-France, ce qui crée cette aspiration d’air chaud en provenance du Sud vers l’Europe.

Le phénomène est alors dynamique : l’air chaud arrive d’abord ce mardi par le Sud-Ouest, après se diffusera ensuite toute la moitié Sud mercredi 15 juin, avec des températures pouvant aller localement jusqu’à 40°C. Le thermomètre grimpera ensuite vendredi et samedi, sur la moitié Nord, avec 35°C attendus par exemple à Rennes ou Paris. 

⚠️ Terme « vague de chaleur »

En France, dernière vague de chaleur (au sens climatologique) recensée : 08/2020.

Durant 8 j (6-13/08), informateur thermique national a rempli toutes les conditions.
➡️≥25.3°C pendant 3 j
➡️Pas cette seule fois <22.4°C
et plus d’cette fois <23.4°C https://t.co/dxPUvk2FJM pic.twitter.com/HPLhfA0vy2

— Météo-France (@meteofrance) May 13, 2022

Pas encore la canicule, mais…

Pour l’instant, on parle de vague de chaleur mais pas encore de canicule. Il est encore un peu tôt pour employer ce terme, qui correspond à cette vague de chaleur constante sur trois jours avec des températures qui ne baissent pas suffisamment la nuit. D’où le risque de surmortalité, car l’organisme ne récupère pas comme d’habitude. Mais Météo-France n’exclut pas de placer certains départements en situation d’alerte canicule à partir de cet après-midi ou mercredi 15 juin.

« Cette vague de chaleur est un avant-goût de notre futur climatique », rappelle le climatologue Christophe Cassou. Car même dans un scénario optimiste de réduction des gaz à effet de serre, le nombre de jours de vagues de chaleur devrait doubler d’ici à la fin du siècle. Pour ce qui nous attend cet été : les prévisions à trois mois de Météo-France laissent entrevoir effectivement un été plus chaud que la moyenne partout en France, avec également des précipitations plus faibles que les normales saisonnières sur les deux-tiers Sud de la France.

C’est un contexte très préoccupant pour l’agriculture et pour les risques d’incendies. Selon le dernier bilan du dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) : les roches parviennent à conserver en sous-sol des ressourdes en eau encore relativement importantes dans le Nord et le centre. En revanche, en Vendée, Périgord, Touraine ainsi qu’en Provence et sur la Côte d’Azur, le niveau des nappes phréatiques est actuellement très bas. 35 départements ont déjà instauré des restrictions d’usage de l’eau. Rappelons qu’un tiers des eaux d’irrigation et les deux tiers de l’eau potable consommée en France proviennent des eaux souterraines. 

articles similaires

Toute l'actualité