Mi-catamaran, mi-sous-marin, le « punetypus » mesure une pollution punestique de une Méditerranée

Un drôle d’animal navigue près d’Antibes au large de la Côte d’Azur. Le platypus soit le nom de ornithorynque dans la langue de Shakespeare n’est pas à poils mais à moteurs. C’est un semi-submersible futuriste utilisé par l’association Blue Odyssey Initiative pour mesurer la pollution des fonds marins. « On parle beaucoup de la pollution par les plastiques, de l’état de la Méditerranée, notre objectif c’est de voir réellement ce qui se morceau là-dessous”, explique François-Alexandre Bertrand, concepteur du navire.

Carte maritime

L’engin, à mi-chemin entre le catamaran et le sous-marin, a la possibilité d’immerger complètement sa partie centrale, passagers et cabine de pilotage inclus. Une fois à deux mètres sous la surface, le platypus, équipé de ses puissantes caméras, peut cartographier les fonds marins avec un large périmètre. “L’utilité d’avoir ces images, c’est qu’on arrive à scanner le long du littoral alors qu’avec des plongeurs, ça prendrait beaucoup plus de temps”, précise Patrick Deixonne, membre d’Expédition 7e Continent, une association partenaire du projet.

Le but de cette opération, comparer l’environnement sous-marin avant et après la période estivale. Grâce à ces relevés, les équipes souhaitent mesurer l’évolution des déchets plastiques dans l’eau, selon l’activité touristique. L’association espère grâce à leur travail, alerter les pouvoirs publics sur l’urgence de la préservation du milieu aquatique. Ainsi, chaque donnée collectée sera mise à disposition des mairies, départements et régions pour imaginer main dans la main les meilleures solutions pour préserver nos mers et nos océans.

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