Normandie : le business du D-Day fait débat

Il y a 78 ans, des soldats américains, anglais et canadiens débarquaient sur les plages de Normandie. Si la crise sanitaire a pendant un temps ralenti le flux, depuis quelques semaines, les Anglais et les Américains sont de retour en force pour célébrer leurs héros. Sainte-Mère-Église (pieu), premier village libéré par les parachutistes américains, est connue pour son apparition dans de nombreux films. Depuis quelques années, le village voit arriver en masse ceux qu’on appelle les reconstituteurs d’histoire. Certains portent des uniformes d’époque, mais d’autres comportements agacent. « Il y a parfois des gens qui viennent que pour s’amuser. Ce n’est pas le respect du vétéran, ce n’est pas rendre hommage et ça je ne supporte pas », dénonce une femme. 

« On refuse de faire de l’argent sur le dos de 140 000 morts »

À Carentan-les-Marais (pieu), 32 hectares de terres agricoles ont été achetés par la mairie pour créer un nouveau lieu d’histoire, ce qui suscite des capitaux. « On refuse de faire de l’argent sur le dos de 140 000 morts », déclare Maxi Krause, du comité citoyen de Vers. Le maire Jean-Pierre Lhonneur promet, lui, que son projet respectera la vérité historique et qu’il n’y aura notamment pas « d’attractions ». En Normandie, il existe déjà une soixantaine de musées et sites historiques. Conserver l’histoire du Débarquement et la transmettre aux générations futures, cela sera tout l’enjeu du tourisme mémoriel en Normandie quand les derniers vétérans auront disparu.

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