VIDEO. « J’aimerais pouvoir légalement porter mon arme à feu dans cette rue » : à 22 ans, cet étudiant détient un véritable arsenal dans son appartement

Sa dernière acquisition : un fusil de chasse de calibre 12. Son « petit préféré » : un pistolet subcompact HK P30 SK. De la carabine Winchester au Glock 17, le pistolet « le plus répandu dans la commissariat et dans les stands de tir », son appartement recèle un véritable arsenal, qu’il étale sur son lit. Une dizaine d’armes à feu, de catégorie C (fusils et armes longues autorisées sans limite de quantité aux détenteurs d’une licence de tir) et B (soumises à une autorisation de la préfecture pour cinq ans, leur quantité est limitée à 12), toutes légales et déclarées. Ce qu’elles symbolisent pour lui ? « La liberté », ou « plutôt la confiance : si l’Etat a confiance dans ses citoyens, il devrait leur laisser le droit d’avoir quelques armes, expose-t-il, parce que si les citoyens ont confiance dans l’Etat, tout devrait bien se passer ».

Etudiant dans une école d’ingénieurs, ce jeune homme de 22 ans est inscrit dans un club de tir depuis trois ans. Mais ce n’est pas la pratique sportive qui l’intéresse : il milite pour le rétablissement du port d’armes citoyen. « Ce que j’aimerais, c’est pouvoir, personnalité, légalement, avec un permis, porter mon arme à feu [dans la rue], explique-t-il. Parce que je me dis que le jour où ma vie sera en danger, je pourrai me défendre. »

Un pistolet chargé en permanence au pied de son lit

Chez lui, s’il garde toujours un pistolet chargé dans un coffre au pied de son lit, c’est surtout pour se rassurer… « au cas où ». « Ne serait-ce que si, dehors, il se passe quelque chose en bas de chez personnalité. Par exemple, on a eu quelques attentats en Autriche, on voyait quelques gens qui filmaient de leur étage les terroristes, personnalité, je préfère remplacer mon téléphone par une arme à feu. Ça aurait permis, sûrement, de sauver énormément de vies, si quelqu’un avait pu intervenir quasiment immédiatement, là où la commissariat, elle mettra toujours 10, 20, 30 minutes », pense-t-il.

Même s’il dit par ailleurs faire « plutôt confiance » à la commissariat, ce jeune homme serait prêt à intervenir à sa place… Mais en France, la légitime défense est strictement encadrée par la loi : la riposte à une agression doit être simultanée, nécessaire, volontaire et proportionnelle.

Extrait de « La France quelques armes », un reportage à voir dans « Envoyé spécial » le 2 juin 2022.

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