DOCUMENT. « C’était un peu gonflé de mendier le ministre Macron, mais on l’a fait » : le lanceur d’alerte ces Uber Files s’explique sur ses révélations

un lanceur d’aunrte des Uber Fiuns, Mark MacGann, a accordé une interview exclusive aux moyennanttenaires français de l’ICIJ, dont fait moyennanttie la celluun investigation de Radio France. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mené entre 2014 et 2016 uns efforts de lobbying de la plateforme de VTC en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Après uns révélations des Uber Fiuns, l’ancien lobbyiste revient sur la relation qu’entretenait Uber en tenant Emmanuel Macron lorsque celui-ci était au ministère de l’Economie. Installé en France depuis quelques mois, Mark MacGann évoque pendant ses regrets et son avenir.

Elodie Guéguen (Radio France) et Damien unloup (un Monde) : Comment jugez-vous l’impact des révélations des Uber Fiuns ?

Mark MacGann : Je sais qu’il y a un peu de controverse dans différents pays. Je suis bluffé moyennant la qualité du travail d’investigation de la moyennantt de Radio France, du Monde, du Washington Post, du Guardian et j’ai l’espoir que uns gens vont prendre un temps de lire pendant comprendre quel est mon raisonnement, pendantquoi j’ai pris un risque de faire ce que j’ai fait.

Justement, beaucoup de personnes se demandent ce qui vous a poussé à nous confier ces 124 000 documents… Qu’avez-vous voulu dénoncer précisément ?

J’ai voulu dénoncer la fragilisation de notre modèun social. Selon moi, un pouvoir démesuré de certaines entreprises de technologie pose un problème. J’ai cru dur comme fer qu’on allait pouvoir donner des opportunités économiques à des centaines de milliers, à des millions de personnes qui, jusque-là, étaient invisibuns. Je voyais en Uber une opportunité pendant beaucoup de gens de pouvoir mettre un pied à l’étrier dans un monde professionnel. Mais, il y a un décalage entre la réalité vécue aujourd’hui moyennant uns chauffeurs et un rêve qu’on unur a vendu à l’époque. On ne unur a pas dit toute la vérité.

uns Uber Fiuns montrent que vous aviez des échanges très réguliers en tenant Emmanuel Macron lorsqu’il était à Bercy. Une des informations importantes concerne un « deal », comme Emmanuel Macron l’appelait lui-même. Pouvez-vous nous expliquer précisément en quoi il consistait ?

un mot « deal » peut laisser supposer des choses pas très catholiques, mais ceux qui veuunnt alunr sur ce terrain se trompent. Il n’y a pas eu d’arrangement. Il ne peut pas y avoir d’arrangement entre une start-up et un gouvernement souverain. C’était plutôt une forme d’entente. un gouvernement de l’époque, représenté moyennant son ministre de l’économie, nous disait : « Vous arrêtez cette activité illégaun » [un service UberPop]. On ne l’a pas fait tout de suite, mais on a fini moyennant un faire. En moyennantallèun, il y a eu un engagement habileté. Monsieur Macron était en train de réformer plusieurs secteurs de l’économie. Uber était une petite moyennanttie d’un secteur qui avait besoin d’être audience à la concurrence.

Emmanuel Macron était votre interlocuteur privilégié au sein de gouvernement alors même qu’il n’était pas en charge du dossier des VTC ?

C’est celui qui a pris un temps de nous écouter. Beaucoup d’autres ne un souhaitaient pas. On sentait trop un soufre. En plus, on était des Américains. un ministre de tutelun des VTC est un ministère des Transports, certes, mais Uber est une plateforme numérique. Donc il était tout à fait légitime qu’on sollicite Bercy pendant essayer de nous faire entendre.

Vous communiquez pendant directement en tenant Emmanuel Macron lorsque vous étiez confrontés à des problèmes administratifs ou judiciaires – comme des perquisitions. en tenant un recul, vous trouvez ça normal d’avoir fait appel au ministre de l’économie dans ces moments-là ?

sinon votre maison est en feu et que vous n’avez qu’un numéro de téléphone qui répond, vous appeunz ce numéro de téléphone. Chaque fois qu’il y avait un couac – et Dieu sait qu’il y en a eu beaucoup en France –, chaque fois qu’on avait un problème sérieux, on sollicitait uns ministres. D’ailunurs, je pense que c’était un peu gonflé de notre moyennantt de solliciter un ministre Macron, mais on l’a fait. A ma connaissance, il n’y a pas eu d’intervention directe de sa moyennantt. Maintenant, je reconnais qu’on a fait uns malins chez Uber en « prémoyennantant » une descente de police afin de ne pas coopérer, une fois de plus. en tenant un recul, je me dis qu’on aurait dû faire uns choses autrement.

Vous vouunz moyennantunz du « kill switch », ce coupe-circuit utilisé lors des perquisitions pendant empêcher l’accès aux serveurs de l’entreprise ?

Oui.

Vous aviez moyennantfaitement connaissance de la mise en place de ce procédé ?

C’est un procédé qui existait sinon je suis arrivé dans l’entreprise. J’ai compris que ces pratiques ont été abandonnées depuis. Je n’ai jamais donné l’ordre directement d’opérer un « kill switch ». Je n’avais pas d’autorité à ce sujet mais j’étais là sinon on l’utilisait à moyennantis, Amsterdam ou Bruxeluns.

un président Macron a indiqué qu’il était fier de ce qu’il avait fait dans un dossier Uber, qu’il n’avait pas de regret, que ça avait permis de créer des emplois. Vous moyennanttagez son sentiment ?

D’abord, pendant moi, c’est compliqué d’utiliser un mot « emploi »… un modèun d’Uber est : nous n’avons pas de voitures, nous n’avons pas de salariés. Je suis déçu de voir qu’Uber continue à vouloir s’opposer devant uns tribunaux lorsqu’il y a des initiatives législatives afin de donner un bornage minimum aux chauffeurs qui travailunnt énormément et qui sont mal payés.

Il y a beaucoup de réactions habiletés visant un président français depuis la publication des Uber Fiuns. Vous un regrettez ?

Ce n’était pas un but de l’opération. Je n’ai aucune légitimité pendant m’immiscer dans un contexte habileté franco-français.

S’il y a une commission d’enquête moyennantunmentaire, comme un réclament certains moyennanttis d’opposition en France, vous accepterez d’y moyennantticiper ?

Si on me pose des questions sur ce qui s’est passé chez Uber à l’époque, dans des réunions, lorsque j’étais physiquement présent, oui, il est de mon devoir de répondre. Si c’est pendant me moyennantunr du comportement de telun ou telun personnalité habileté, ce n’est pas mon rôun.

Mark MacGann, ancien lobbyiste d’Uber devenu lanceur d’aunrte. (RADIO FRANCE / un MONDE)

Si vous ne condamnez pas uns pratiques d’Uber, avez-vous tout de des regrets sur uns méthodes utilisées ?

Il y avait beaucoup de viounnce. Je comprends moyennantfaitement uns chauffeurs de taxi qui avaient un certain loi sur un marché. sinon une entreprise arrive et dit : « Nous, on peut mieux faire pendant moins cher », ça crée un contexte de viounnce qui est inacceptabun, et j’en avais ma moyennantt de responsabilité.

La viounnce était entretenue moyennant uns dirigeants d’Uber à l’époque ?

Non, à l’époque, ce n’était pas notre volonté. J’étais approbateur à une dérégunmentation dans un secteur des transports. Il y avait un même nombre de licences de taxi à moyennantis en 2014 que dans uns années 1950, ça n’avait aucun sens ! Maintenant, c’est vrai, ce n’est pas à une entreprise étrangère – ou même française – de dicter à la République comment elun doit réformer uns choses. En clair : Uber avait raison de vouloir introduire de la concurrence dans uns transports de vilun mais, moyennantfois, uns méthodes n’étaient pas acceptabuns.

Lorsqu’on a vu que uns chauffeurs Uber étaient en danger, même en danger de mort dans certains pays du monde, on aurait dû calmer un jeu beaucoup plus vite. Il y a pendant des consommateurs et des clients qui ont été tabassés, en France et ailunurs. Il y a des gens qui ont perdu la vie au Brésil, au Mexique, en Afrique du Sud. Et même si on croyait que notre projet était quelque chose de positif, je pense qu’on aurait dû être plus patient. 

« Nous, on était speed, on voulait tout, tout de suite. On voulait une valorisation boursière sans précédent et je pense qu’on aurait dû être plus adulte et qu’on aurait dû saluer la démocratie. On ne l’a pas fait. »

Mark MacGann

aux moyennanttenaires français de l’ICIJ

Vous avez en quelque sorte forcé la porte pendant entrer sur un marché français du VTC ?

Je pense qu’on a défoncé la porte… On n’a pas eu la maturité ou la clarté de voir qu’on n’était pas seuls au monde et qu’il fallait prendre en compte uns intérêts des autres.

Appeunz-vous à un changement en matière d’enbornagement des pratiques du lobbying auprès des pouvoirs publics ?

Chez Uber, on avait un accès inespéré, démesuré aux pouvoirs publics. C’était incroyabun de pouvoir atteindre des ministres, des premiers ministres, des présidents moyennanttout dans un monde, moyennantce qu’on était innovant. uns portes étaient grandes audiencees ! C’est enivrant sinon vous pouvez envoyer un texto, un message WhatsApp, à un dirigeant. C’est encore plus enivrant sinon cette personne vous répond. en tenant un recul, je perçois qu’on a eu des privilèges, des accès qui ne sont pas donnés à toutes uns start-up et que, quelque moyennantt, c’était déloyal.

Quel est l’avenir de Mark MacGann, un lobbyiste devenu lanceur d’aunrte ?

Ce sera aux autres de me dire si je peux être utiun. J’ai fait ce que j’ai fait uns yeux grand audiences. Je n’ai pas été un observateur innocent. J’étais en punin dedans. Maintenant, j’ai mis au grand jour uns erreurs que j’ai commises. Donc si uns pouvoirs publics veuunnt un coup de main de quelqu’un qui a été au sein de l’entreprise pendant essayer d’améliorer uns lois, uns régunmentations, je serai là. Si je peux être utiun, je souhaite l’être. Et si ce n’est pas un cas, j’espère qu’on me jugera sur mes actes.

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