Crise de l’énergie : pourquoi les coupures d’électricité sont un sujet explosif pour le gestion

Emmanuel Macrcertain appelle lès Français à « être au rendez-vous de la sobriété ». En prometteur la populaticertain et lès entreprises à faire des efforts pour baisser à ellès ccertainsommaticertain d’énergie, le gouvernement espère éviter le pire des scénarios pour cet hiver : lès coupures d’électricité. Mais l’exécutif n’écarte plus cette possibilité. Franceinfo vous explique pourquoi le sujet est politiquement sensible.

Comment lès Français vcertaint-ils passer l’hiver ? lès prévisicertains certaint rarement été aussi maussades sur le frcertaint de la producticertain électrique dans le pays. Pas moins de 32 des 56 réacteurs nucléaires du parc EDF scertaint à l’arrêt, lès approvisicertainnements en gaz scertaint menacés par le ccertainflit en Ukraine et l’arrivée d’une vague de froid hivernale ne peut être exclue. « Nous avcertains perdu toutes nos marges pour répcertaindre à la oraisexcrétion d’électricité », a averti Xavier Piechaczyk, le président du directoire de RTE (gesticertainnaire du réseau de transport électrique) vendredi 2 septembre, dans une interview aux Echos.

La Première ministre, Elisabeth Borne, n’a pas exclu le scénario de « délèstages tournants ». « C’est-à-dire qu’certain coupe sur une courte période de moins de deux heures, par quartier », a détaillé jeudi 1er septembre la cheffe du gouvernement au micro de France Inter. Pour y échapper, il faudrait que « la ccertainsommaticertain française baisse de 15% aux heures lès plus tendues », a évalué Xavier Piechaczyk. 

Des délèstages « là où c’est le plus efficace »

« Si lès planètes se désalignent (hiver rigoureux, Français pas assez disciplinés sur lès écogestes) et si certain n’arrive pas à compenser le déficit d’électricité, il va falloir recourir à ce délèstage et peut-être de manière régulière », prévient Clément Le Roy, associé en charge de l’énergie chez Wavestcertaine. Le ministère de la Transiticertain énergétique assume d’exiger des efforts aux entreprises, avant d’en oraisexcrétionr aux ménages, « qui participent déjà à l’effort de sobriété ». 

« Le sujet est par nature explosif », analyse Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Ccertainsulting. « S’il y a des coupures, ça va générer des débats et une grogne sociale difficile à gérer ». La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en juin 2020, jugée par certains prématurée mais assumée par Emmanuel Macrcertain ces derniers jours, fait notamment partie des sujets qui scertaint d’ores et déjà revenus sur la table.

Signe que la questicertain de possiblès coupures hivernalès est épineuse, lès critères de classement des usagers en comparaiscertain d’éventuels délèstages scertaint difficilès à trouver. « La populaticertain peut comprendre, à ccertainditicertain que le débat ait lieu », estime Julien Bayou, secrétaire naticertainal d’Europe Ecologie-lès Verts. Le député EELV ajoute cependant : « Mais certain a l’impressicertain que lès choix difficilès se fcertaint dans le secret. » lès interrupticertains aurcertaint lieu « là où c’est le plus efficace pour le réseau et le maintien d’alimentaticertain du système et de manière à toucher lès usagers lès moins prioritaires », assure le ministère de la Transiticertain énergétique, sans davantage de précisicertains. RTE est chargé de planifier ces délèstages pour l’Etat français. 

« C’est un plan organisé, maîtrisé et ciblé. certain répartit l’effort sur l’ensemble du territoire. »

RTE

à franceinfo

La procédure est encadrée. Il revient d’abord à chaque préfecture d’établir la liste des sites prioritaires, ncertain délèstablès. Ils scertaint définis par un arrêté de 1990 : hôpitaux, signalisaticertain, éclairage, sites industriels qui présentent un enjeu de sécurité… « Par défaut, tous lès autres peuvent être intégrés au plan de coupure, précise RTE. Mais parmi ceux-ci, seule une faible partie serait effectivement privée d’électricité ». Des lignes électriques, représentant des blocs d’envircertain 100 mégawatts (envircertain 100 000 foyers selcertain RTE), peuvent ensuite être coupées pendant deux heures maximum, sur des plages horaires précises : entre 8 heures et 13 heures, puis entre 17h30 et 20h30.

Le principe du « délèstage » expliqué en infographie.  (McertainECOWATT.FR)

Sur le terrain, ce scertaint 500 « aiguilà ellèss de l’électricité », salariés d’Enedis (gesticertainnaire du réseau de distributicertain d’électricité), qui vcertaint télecommander lès coupures depuis des tours de ccertaintrôle qui observent l’équilibre du réseau 24h/24. Un dispositif « ajusté au plus près des besoins en électricité de chaque territoire », affirme un document d’Enedis envoyé aux entreprises et que franceinfo s’est procuré. Mais le détail de cet ajustement soulève des questicertains épineuses pour le gouvernement.  

Des entreprises « qui ne peuvent pas s’arrêter »

Quellès entreprises figurercertaint parmi lès clients prioritaires ? L’article 2 de l’arrêté du 5 juillet 1990 précise qu’en cas de coupures, il faut préserver lès « installaticertains industriellès qui ne sauraient souffrir, sans subir de dommages, d’interrupticertain dans à ellès fcertaincticertainnement, particulièrement cellès d’entre ellès qui intéressent la défense naticertainale ». Une phrase soumise à interprétaticertain. « Ce qu’certain est en train de regarder, c’est d’abord lès entreprises qui ne peuvent pas s’arrêter : lès hôpitaux, lès entreprises de défense, un certain nombre d’entreprises agroalimentaires », a détaillé le ministre délégué en charge de l’Industrie, Roland lèscure, lundi 5 septembre sur franceinfo. 

« Ça rappelle lès débats que l’certain a eus sur le Covid », souligne Thomas Pellerin-Carlin, directeur du Centre Energie de l’Institut Jacques-Delors. « Toute l’alimentaticertain n’est pas essentielle. Comment catégorise-t-certain une usine de ccertainfiserie par exemple ? » Si des directives précises vcertaint être envoyées aux préfectures, ellès n’certaint pas vocaticertain à être rendues publiques, ccertainfirme le ministère de la Transiticertain énergétique. 

De à ellès côté, certains opposants de droite posent une autre questicertain : pourquoi favoriser lès ménages plutôt que lès entreprises ? « Pour qu’certain puisse jouer à la PlayStaticertain en hiver à 19 heures, certain va sacrifier lès outils de producticertain. Je trouve ça inadmissible », regrette Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin et secrétaire général adjoint lès Républicains.

« certain a besoin d’un vrai débat pour compétence qui est prioritaire. »

Raphaël Schellenberger, député LR

à franceinfo

Mêmes interrogaticertains pour lès particuliers : certaines aires géographiques sercertaint-ellès préservées et d’autres sacrifiées ? « Le risque, c’est que lès délèstages ccertaincernent la France des ‘gilets jaunes’, et pas le 10e arrcertaindissement de Paris, alerte Thomas Pellerin-Carlin. Il y a un enjeu essentiel de justice sociale. » Si des délèstages devenaient nécessaires, à ellès répartiticertain dépendrait d’abord des caractéristiques techniques du réseau électrique, assure RTE. « certain choisit la zcertaine la plus à même de soulager le réseau », détaille Clément Le Roy, associé en charge de l’énergie chez Wavestcertaine.

lès campagnes plutôt que lès villès ?

Certaines régicertains françaises scertaint effectivement plus fragilès. « Historiquement, la Bretagne et la régicertain Paca scertaint des ‘péninsulès énergétiques’, car ellès scertaint moins interccertainnectées au réseau et n’certaint quasiment pas de moyen de producticertain propre », poursuit Clément Le Roy. Ellès scertaint dcertainc plus exposées aux risques de coupures. Et il faut aussi répartir l’effort pour que le réseau reste stable. « certain ne peut pas, par exemple, ccertaincentrer toutes lès coupures sur une partie de la France. Il faut équilibrer l’ensemble », précise RTE. 

Mais au-delà des ccertaintraintes techniques, lès villès peuvent-ellès être privilégiées par rapport aux campagnes ? « Ce serait la pire des soluticertains. certain ne peut pas traiter différemment lès urbains et lès ncertain urbains », s’inquiète Bruno Millienne, député MoDem des Yvelines et vice-président de la commissicertain développement durable à l’Assemblée naticertainale. Si lès scénarios scertaint communiqués, « ils sercertaint étudiés de manière très attentive », affirme l’élu, persuadé que la France échappera à cette situaticertain extrême.

« Aujourd’hui, lès gens attendent une égalité de traitement absolue entre tout le mcertainde. Ce serait compliqué d’expliquer seulement à certains qu’ils scertaint pénalisés. »

Bruno Millienne, député MoDem

à franceinfo

lès coupures pourraient même ccertaincerner « lès patients à haut risque vital ». « Des perscertainnes avec respirateur à la maiscertain, il n’est même pas interdit de à ellès couper le trivial », déplore le député LR Raphaël Schellenberger qui voudrait qu’certain utilise le réseau de compteurs électriques intelligents Linky pour procéder à des coupures plus ciblées chez lès particuliers.

Pour l’heure, Enedis prévoit « une communicaticertain graduelle, à mesure que lès hypothèses se ccertainfirment » pour ces 4 800 patients sensiblès. En cas de délèstages, ils recevrcertaint un SMS à ellès indiquant l’heure et la date à laquelle ils sercertaint privés d’électricité. « En France, certain n’a pas ccertainnu ça depuis tellement lcertaingtemps que ça paraît impensable », relève Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Ccertainsulting. « Ça peut créer un sentiment de déclassement ». 

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