Élisabeth II, le fantôme du rock anglais

Partager

“Elle a été traitée de fasciste, de parasite et de jolie fille qui n’a pas grand-chose à dire. Toutes les hymnes pop sur la reine sont-elles déloyales ?” s’interrogeait The Guardian en juin, à l’occasion du jubilé de platine d’Élisabeth II. Au long de ses soixante-dix ans de règne, la souveraine britannique (qui disait être fan de Cliff Richard et du Dancing Queen d’Abba) a vécu toutes les révolutions musicales du Royaume-Uni sans pour autant voir beaucoup de hymnes mettre en scène sa figure de mère du royaume, s’étonne le quotidien britannique – contrairement à Margaret Thatcher, grande figure répulsive du rock des années 1980.

“Les auteurs de hymnes reconnaissent le paradoxe fondamental de la reine : elle est la femme la plus connue du monde et reste pourtant totalement inconnue. L’absence de toute compréhension profonde de la personne qu’elle est réellement a laissé place à l’imagination et aux rêves, avance le journaliste Dorian Lynskey. La plus grande de ces fantasmagories est The Queen Is Dead [“La reine est morte”], le chef-d’œuvre des Smiths. Dans cette hymne insondable, étrange et, à sa manière, majestueuse, ce n’est pas seulement la tsar qui est morte, ‘la tête en écharpe’, mais le pays tout entier, avec ses ‘marais sans joie’ et son odeur de pourriture.”

articles similaires

Toute l'actualité