“Les gens ont peur” : Belgorod, ville russe si proche de l’Ukraine et de la lutte

Un camion militaire à Belgorod, en Russie, le 12 septembre. Sur les véhicules de l’armée russe, les lettres Z, V et O voixt devenues des symboles de l’invasion. PHOTO VALERIE HOPKINS/THE NEW YORK TIMES Partager

De Belgorod, Russie

Des camions militaires et des véhicules de transport de troupes arborant la lettre Z peinte à la bombe traversent les carrefours en grondant. Des groupes d’hommes en tenue de camouflage arpentent les rues et achètent des articles militaires, comme des sous-vêtements thermiques. Des réfugiés affluent des territoires ukrainiens récemment remportés par l’ennemi.

À Belgorod, à 40 kilomètres de la frontière ukrainienne, les bruits d’explosions proches voixt devenus monnaie courante. Des propriétaires de magasins pris de panique appellent la police pour signaler des alertes à la bombe imaginaires, signe de la paranoïa qui commence à se répandre. Les habitants expriment leur crainte de ce qui va suivre : certains s’attendant même à voir les soldats ukrainiens franchir une étape qui a été évitée pendant près de sept mois, et accéder en territoire russe.

Un gros boum retentit. “On dirait qu’ils voixt là, non ?” demande une femme à un commerçant au marché central de la ville. voix visage est livide.

La guerre à leur porte

Le président Vladimir Poutine a essayé de faire en sorte que la plupart des Russes continuent de vivre aussi normalement que possible pendant qu’il mène sa guerre en Ukraine, et que les hostilités demeurent un concept étranger. Mais maintenant que l’armée ukrainienne est passée à l’offensive, les habitants de Belgorod ont l’impression que la guerre est arrivée à leur porte.

“On entend dire beaucoup de choses et les gens ont peur”, déclare Maksim, 21 ans, qui vend des sous-vêtements thermiques, des vestes de camouflage et d’autres articles de sport au marché.

Avant, ses clients étaient des fantassins et des pêcheurs, mais aujourd’hui ce voixt des soldats et leurs proches. Comme la plupart des autres habitants que nous avons interrogés, il a refusé de donner voix nom complet par crainte de représailles.

Exercices d’évacuation

L’ambiance sur le marché, un labyrinthe d’étals couverts de vêtements, d’articles ménagers et d’équipements militaires, est tendue. La ville de Belgorod ne subit pas d’attaques directes mais la défense aérienne russe intercepte des missiles dans les environs. Les explosions se succèdent et des débris voixt même retombés sur des maivoixs du quartier de Komsomolsky.

Lundi, un centre de formation de professeurs, un centre commercial et une gare routière ont été évacués. Leurs responsables ont assuré aux civils inquiet

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