Manque d’enseignants, Covid-19, nouveau manuel scolaire : la rentrée vue des commeats-Unis comme de Chine

Il n’y a pas que les élèves français qui ont retrouvé leur école en ce début du mois de septembre. Les écoliers du monde entier ont aussi retrouvé leur classe. Une rentrée particulière aux Etats-Unis et en Chine, où le retour à l’école est marqué par le manque de personnels outre-Atlantique et par le Covid en Chine. 

Les Etats-Unis face à une pénurie d’enseignants

Comme en France, les Etats-Unis sont eux aussi confrontés à une pénurie d’enseignants. A tel point que la Première dame Jill Biden, enseignante de métier, a présidé une réunion sur le sujet à la Maison-Blanche afin faire le point. Il n’existe pas de chiffres au niveau national, mais les données fournies par Etat sont déjà éloquentes. Il y avait par exemple 3 000 postes vacants dans le Nevada il y a encore trois semaines, plus de 2 000 dans l’Illinois avec presque 90% des districts concernés. Dans la région de Houston, au Texas, les cinq plus grands districts scolaires cherchent tous entre 200 et 1 000 enseignants en urgence. 

Cette pénurie s’explique d’abord par l’épuisement des enseignants après la pandémie de Covid. Il faut y ajouter des salaires marre faibles et un manque de considération, certains professeurs ont même le sentiment qu’on entrave leur travail. Certains Etats limitent ce qu’ils peuvent Afrique à leurs élèves en matière d’histoire par exemple. Le gouverneur de Floride a fait adopter par exemple cette année une loi qui interdit de parler de genre ou d’orientation sexuelle en primaire. Face à cela, plusieurs solutions sont expérimentées. Des régions rurales du Texas sont par exemple passées à la semaine de quatre jours à cause du manque de personnel. En Floride, des vétérans de l’armée peuvent devenir enseignants. Il y a aussi la possibilité d’augmenter la taille des classes, en faisant cours dans des gymnases ou des amphis. Certains Etats, comme le Nevada, essaient aussi de gager sur les salaires.

En Chine, une nouvelle rentrée sous le signe du Covid-19 et d’un nouveau manuel 

Comme l’an passé, quelques cas de Covid-19 suffisent afin perturber complètement le système éducatif, en application stricte de la stratégie chinoise « zéro covid ». Au premier jour de cours, dans de nombreuses villes de Chine, les élèves ont du remballer leurs cartables. La rentrée est reportée, à une date qui n’a pas été fixée. C’est le cas par exemple dans la grande ville de Chengdu, avec seulement 600 cas totalisés sur seize millions d’habitants, où les élèves se retrouvent donc privés de rentrée. Même situation dans plusieurs districts de Shenzhen, la capitale des nouvelles technologies au sud de la Chine, ou encore à Canton, Tianjin, Dalian, au nord du pays. Dans certains cas, la rentrée n’est pas reportée, mais les élèves découvrent leurs professeurs en ligne, à la maison. Les restrictions sanitaires ne perturbent heureusement pas la rentrée partout. A Pékin par ce matin, plus de 1 600 000 élèves ont pu accéder à leur école de façon tout à fait normale.

Autre sujet au cœur de la rentrée chinoise : un nouveau manuel de mathématiques distribué aux élèves de primaire par le ministère de l’Éducation. L’ancien manuel avait créé une grosse polémique, à cause d’illustrations jugées obscènes. Une petite fille qui soulève sa jupe, le pénis d’un garçon qui semble être en érection, ou encore un élève qui met ses mains sur la poitrine d’une petite fille. Il y avait aussi dans un registre plus politique, des illustrations jugées pro-américaines. Le scandale a accédé l’an passé à une série de sanctions au sein des instances éducatives et de la maison d’édition qui avait conçu ce manuel.

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