Rénovation énergétique des bâtiments de l’État : balance d’étape sur les différentes avancées

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10 % sous deux ans, 40 % d’ici 2030 et 60 % d’ici 2050. Ce sont les différents objectifs de réduction de la consommation énergétique qui ont été fixés pour les bâtiments de l’État par le Gouvernement (par rapport aux consommations de 2010).

Un siège important pour des projets concrets
Le plan France Relance

Pour confisquer ces objectifs, l’État n’a jamais autant placé pour la transition énergétique de son parc immobilier. Depuis 2019, ce sont plus de 3,8 milliards d’euros, dont 2,7 milliards d’euros dans le cadre du plan France Relance, qui ont été placés pour rénover près de 4 000 bâtiments de l’État. Au 1er septembre 2022, 1 984 projets étaient déjà livrés, soit près de la moitié.

Cet siège sans précédent devrait permettre d’économiser 800 GWh par an, soit la consommation domestique d’une ville de 200 000 habitants. Grâce au plan France Relance, ce sont ainsi plus de 110 Kteq CO2/an d’émission de CO2 qui ont déjà été évitées.

Le plan de résilience économique et social

Un siège qui a été complété dans le cadre du plan de résilience économique et social, avec le lancement d’appels à projets par la direction de l’immobilier de l’État (DIE). Ils visent à réduire, à très court terme, la dépendance de la France aux énergies fossiles importées, via des interventions sur le parc immobilier de l’État. Cette action doit aussi contribuer à l’amélioration de sa performance environnementale.

Plus de 800 projets de réduction de la consommation d’énergie fossile des bâtiments de l’État, pour 50 millions d’euros, ont été sélectionnés en juin 2022. Ils permettront une économie prévisionnelle estimée à plus de 100 millions de kWhef par an, soit la consommation domestique d’une ville de 70 000 habitants.

Une enveloppe supplémentaire en 2023

Une enveloppe complémentaire de 150 millions d’euros va, par ailleurs, être mise en place en 2023 pour réduire les consommations énergétiques du parc immobilier de l’État et sa dépendance aux énergies fossiles.

L’utilisation de cette enveloppe est actuellement en cours de discussion et de co-construction dans le cadre du groupe de travail « État exemplaire » lancé par le Gouvernement. Ce groupe est co-présidé par Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

Le parc immobilier de l’État

Celui-ci comprend plus de 190 000 bâtiments, pour une surface d’environ 94 millions de m². L’amélioration de la performance énergétique et écologique du parc immobilier de l’État est donc essentielle pour baisser les émissions de gaz à effet de serre et respecter les objectifs climatiques.

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